Vendredi 10 juin 2005, 16h 15, Sainte-Marthe-en-Provence (environ 5 km de la gare Saint-Charles de Marseille)
Je regardais les goélands, très haut dans le ciel. Je les percevais d'autant mieux que je portais une paire de lunettes "polarisées". Tout à coup, peut-être 200 mètres plus bas que ces oiseaux et sur ma droite, mon regard a été attiré par un objet qui ondulait et j'ai pensé: "ces sacs plastiques polluent même le ciel". Mais ce ne n'était pas un sac. Il ressemblait à une nappe, d'une couleur légèrement verte, qui se déformait avec le vent et évoluait vers 200 mètres d'altitude, direction sud-ouest, nord-est. J'ai retiré mes lunettes et la "nappe" a pris une teinte entre le blanc et le gris. Cela m'a intrigué, car la couleur des goélands dans le ciel ne variait pas, avec ou sans mes lunettes à "verres polarisés".
À ma grande surprise, cette nappe, qui ondulait, n'est ni montée, ni descendue dans le ciel. Sa trajectoire n'était pas erratique. Elle a continué sa route à la même vitesse, que je ne saurais évaluer (entre 50 et 100 km?) de manière imperturbable, sans dévier, ni à droite, ni à gauche, sans descendre ni monter! J'ai pensé, "que le vent doit souffler fort à deux cents mètres d'altitude!". Au raz du sol, il soufflait en lâchant de petites rafales, plutôt agréable en cette journée ensoleillée (25°). Mais la direction de ce vent n'était pas celle de la nappe.
À un moment, la "nappe" a croisé la trajectoire d'un goéland. Ce goéland n'avait pas, semble-t-il, réussi à trouver une ascendante, et c'est en revenant de la position qu'il avait quittée une quinzaine de secondes plus tôt, que sa trajectoire a croisé la nappe. Le goéland est passé devant cette nappe qui a poursuivi de manière imperturbable son chemin et, tout à coup, alors qu'il arrivait à sa hauteur sur le côté, il a perdu, un court instant, le contrôle de sa trajectoire. Une rafale de vent? Mais alors pourquoi la nappe n'a-t-elle pas variée dans sa trajectoire, elle aussi?
La nappe avait, semble-t-il, une dimension comparable à l'envergure de ce goéland adulte (1.50m?).
Cette nappe témoigne-t-elle de la pollution aérienne de notre civilisation? Ne prend-on pas pour des OVNI des nappes ou des sacs en plastique poussés par un vent fort? Le halo vert, dû aux lunettes polarisées, n'est-il imputable à la matière synthétique (minérale) qui privilégie certaines longueurs d'ondes? A l'opposé, les rêveurs penseront peut-être qu'il s'agissait véritablement d'un engin d'exploration? Après tout, certains projets américains d'exploration de la planète mars semblent à priori très loufoques, comme cette nappe! Le mystère reste entier. |